"The boys from the rodeo", by THE STONE COYOTES. A prendre bien fort au casque, comme le préconisent les médecins.
Cette chanson me fait fermer les yeux. Et les rouvrir sur la gamine que j'ai aperçue, un soir de juillet, juste quelques minutes avant l'orage, sur le plateau de Ruby, Utah, USA. J'y ressens les vibrations du Grand Ouest. Le rodéo n'est rien, mais ce visage nous a tous marqués. Elle avait alors six ou sept ans. Elle rayonnait dans la pluie glaciale, comme la princesse de tous les vents. Barbara Keith, la chanteuse des STONE COYOTES, peut bien pleurer son garçon de ferme, c'est la fillette qui empoche la mise, visage d'ange et sang-froid de cowgirl, inoubliable championne des espaces ouverts. La foudre reste à l'écart, un genou à terre. Un, deux, trois enfants d'Amérique sont là, rieurs et détachés, à se repaître des dernières vagues du country-rock. Fermer les yeux. Guitares plein gaz. What the hell are these rodeo nights !
Et pour les STONE COYOTES, c'est ici.






