Accueil Date de création : 06/02/08 Dernière mise à jour : 08/05/12 12:56 / 275 articles publiés

To my visitor from Mountain View, California, USA.  (Rock'n'roll adoré) posté le mardi 08 mai 2012 12:56


 

  "Jambalaya", un titre de Hank Williams repris ici par Van Morrison et Linda Gail Lewis sur l'album YOU WIN AGAIN, sorti en l'an 2000.  

 

Chaque jour, ou presque, une fille ou un garçon vient faire un saut Chezmax. Elle ou il habite tout près de l'Océan Pacifique, à Mountain View, en Californie. Je pense ne l'avoir jamais rencontré(e) dans le vrai monde, mais on n'est sûr de rien avec cette satanée machine informatique. En tout cas, je salue chaleureusement ce visiteur anonyme, fidèle, silencieux, et je lui offre ce "Jambalaya" brut de studio, à l'ancienne, comme sait si bien le faire Van Morrison.

 

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  L'affichette à l'entrée du Diner de Hackberry, Arizona, sur la Route 66 Historic, une sorte de Jambalaya visuel pour le coup ! (collec. perso, juillet 2009)  

 

Have a good day on the other side of the waves, dear californian visitor ! 'Hope we'll meet soon in the real life !

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DANIELE FRANCHI et son TRIO incendient la scène blues'n'roll de l'autre côté des Alpes !...  (Dingue de guitare !) posté le mardi 01 mai 2012 22:45


 

"Good Feeling", une composition de Daniele Franchi, premier morceau de son album autoproduit FREE FEELING, qui vient de sortir en Italie.

 

Par moment, et de façon incompréhensible, le ciel se montre généreux : voilà comment, sans rien demander à personne, j'ai reçu la semaine dernière un CD en provenance de Gênes !... Sur cette  fascinante pochette à la Ligure rayonnent un nom, un titre : Daniele Franchi, Free Feeling. J'ai décacheté la bestiole, parcouru le petit livret, appris que le batteur Andrea Tassara et le bassiste Davide Medicina accompagnent notre jeune guitariste sur cet album, comme sur les scènes d'Italie du Nord qu'ils ravaudent en été, en hiver, tout le temps en fait... J'ai enfourné la galette dans le lecteur et j'ai pris en pleine face ce "Good Feeling" expédié en deux minutes trente. Les huit morceaux qui suivent sont à l'avenant : un pur disque de la mort qui tue !

 

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Attention, c'est un album qui brûle comme une comète, totalisant seulement une grosse demi-heure de musique. Mais quel groove ! Quel sens du rock'n'blues ! Quelle énergie dans l'interprétation ! Quel choix judicieux aussi dans l'enchaînement des titres !... Et ce garçon sait tout faire. Il fricote avec le jazz, les contretemps du blues syncopé, le style texan assoupi aux soli ravageurs, le rock'n'roll brut, la folk-song acoustique aux intonations nostalgiques, le magma hendrixien avec une reprise flash de 'Voodoo Chile'... Sans se départir de l'originalité qui reste la marque des meilleurs. Je m'emballe, je m'emballe, mais comment réagir autrement ?...


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Le jeune fougeux remonte et descend, descend et remonte, ses doigts courent sur la Stratocaster, il la fait hurler, siffler, roucouler, gémir, susurrer, pleurnicher. Daniele va devenir un artiste majeur de la sphère blues'n'roll européenne, j'en suis convaincu. Alors quoi faire ?... Parler de lui, le soutenir, même s'il est loin, même si c'est difficle, l'écouter jouer et chanter, forcément. J'ai aussi rédigé une petite chronique consacrée à ce FREE FEELING décapant, qui vient de paraître sur le site http://www.bluesagain.com. Ouais, on va observer le parcours du Daniele Franchi Trio et se tenir au courant, c'est promis. 

 

Le CD et le site internet de Daniele Franchi, le Ligure aux Doigts Bleutés.

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http://www.danielefranchi.it      

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MARIE ELISE sort son premier disque : un hurricane rock'n'rollesque déferle sur le Grand Est !  (Rock'n'roll adoré) posté le dimanche 29 avril 2012 14:32


 

On pousse les potars vers le haut pour écouter MARIE ELISE reprendre "That'll be the day", de Buddy Holly, sur son CD tout juste sorti des presses.

 

Pour que ça marche, prenez un rêve, un beau, un profond, de ceux que vous traînez pendant des années, des petits matins clairs aux nuits les plus noires. Faites revenir à feux doux dans un bon jus de rock'n'roll, versant Sud des States, déglacez à la voix chaude, puis mouillez d'énergie franche. Lorsque l'heure sonne, appelez les meilleurs musiciens de la place et faites roussir plein gaz. Servez sans tarder. Voilà : la recette est signée MARIE ELISE, son plat original s'appelle GOT MY FEET ON THE GROUND.

 

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Depuis presque une décennie, je rencontre cette sacrée nana sur les concerts rock qui animent chaque week-end les bars, les salles et les festivals à l'est de la ligne Saint-Quentin/Dijon. Implantée sur les contreforts des Vosges, elle a la passion des musiques fortes chevillée à l'âme. Les pointures champardennaises ont répondu à ses appels et l'ont aidée, jusqu'au bout, à enregistrer ce disque, parce que Marie Elise respire la musique qu'on aime, parce qu'elle fait les choses à fond, avec le coeur, la vaillance et le sérieux dignes des grands zicos de la sphère brut de scène. Tenez, pour l'exemple, sont réunis sur cette reprise de Buddy Holly le métronomique batteur Ben Proy, les guitaristes argentés Manu Aeschbach et Fred Chapellier, l'ondoyant bassiste DD Dufour et le seigneur des claviers Manu Ducros. Yeah, ecoutez cette force de frappe derrière le chant vigoureux de la princesse des Vosges !

 

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     Trio de choc : le Régisseur Universel Jacky et Michel, président plénitotentiaire du Fan Club des Natchez, assurent la garde rapprochée de Marie Elise. 

 

Enfin ne pas négliger l'essentiel : ce CD est une méchante tranche de rock'n'roll ! Les dix morceaux offerts ici sont essentiellement des reprises, judicieusement éclectiques et rarement entendues, qui collent à merveille à la voix de Marie Elise. Elle sait forcer le ton au moment pile, assurer le cri, enrouler les paroles d'un grain de braise, mais également glisser beaucoup de douceur et d'émotion dans les deux plages plus calmes que sont "Tashauna" et "My blue tears". Avec un atout dans son chant, et non des moindres : le coup de patte original et la densité de l'interprétation. Derrière, les arrangements sont pointus et le groupe cogne dans les rythmes étourdissants. Si l'on y ajoute la production léchée et brillante, voilà un grand, un très grand disque de rock'n'roll. Merci, Marie Elise et les amis, pour toute cette fraîcheur et la patate dingue offerte avec GOT MY FEET ON THE GROUND !

 

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Ah oui, petit rappel, Marie Elise n'est pas une musicienne professionnelle (encore que, à l'écoute des morceaux...). Voici ce qu'elle répond sur son journal Facebook à ceux qui lui demandent où trouver son disque : "Le CD est en vente à l'institut "Rubis sur l'ongle / Elise Beauté" à Fresse, au Bar de la Place du Thillot, à la Radio des Ballons (Thillot, Vosges) et bientôt à Luxeuil -les-Bains (70) au magasin de disques Wango-Tango, chez le distributeur BRENNUS, sur le stand merchandising des Natchez et de Plug'n'Play lors de leurs concerts respectifs, d'autres points de ventes sont à venir"... Et bien sûr Marie Elise peut vous l'envoyer.


Le site de l'institut de Marie Elise, pour le contact :

http://www.rubissurlongle.net

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Hier soir, country & rock sur l'Argonne : le West Singer PIERRE LORRY et les NATCHEZ en concert !  (Ready for Country) posté le samedi 28 avril 2012 12:11


 

Pierre Lorry revisite ici le traditionnel "Wayfaring Stranger" sur son dernier album, THE MAGICAL STORE, qui est sorti en juin 2011.

 

J'en ai rêvé et le printemps l'a fait : réunir en une même soirée le champion du western style à la française, Pierre Lorry, et mes compagnons de route les Natchez ! C'était hier soir, dans l'immense salle des spectacles de l'historique Sainte-Menehould. En effet, à la remorque des éloges de mon Isa des vagues, je voulais voir depuis des années ce fameux chanteur & guitariste & multi-instrumentiste qui écume les festivals et les bars country, sourire et hardiesse droit devant, en se démenant comme un diable à la six cordes surgi des Grandes Plaines... Autant dire que je n'ai pas été déçu : à l'abri du retour de timbre sauvage qui a beaucoup encombré les musiciens sur scène, le public a pu profiter à loisir de l'immense talent de Pierre, énergique, brillant, inventif et terriblement persuasif dans tous les styles abordés, old school, gospel, traditionnel, presque rock ou teinte bluesy... Oooh yeeeaah, comme on dit là-bas. !..

 

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        Pierre Lorry, l'élégance scénique, l'intensité musicale, la touche humoristique. (collec perso, 27 avril 2012). 

 

Seul sur scène, entre sa boîte à rythme, sa caisse au pied, son harmonica, sa flûte et ses claviers, le Westsinger attaque fort tous les morceaux. Il nous fait remonter le temps et les pistes des pionniers. L'Amérique, mais aussi la France et le reste de la Terre, coulent dans les paroles de ses compositions, avec des piques d'universalité qui rapprochent les êtres et les mondes. Voilà la force des grands artistes.

 

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     Tête de guitare et main d'artiste (collec perso, 27 avril 2012). 

 

A l'approche de minuit, la guitare Martin résonne profond jusqu'au creux des coeurs. Pierre Lorry salue le public conquis et cède la place aux quatre chevelus de la Marne, Natchez pêche d'enfer, comme toujours, pour nous vriller le ressort en watts râblés, joie de vivre au plastron, l'électricité entre les dents !... 

 

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  Manu des Natchez en solo majeur (collec perso, tout début du 28 avril 2O12). 

 

A la fin, c'est déjà le petit matin. Nos têtes bourdonnent encore de ce formidable spectacle américano-argonnais. Merci, les gars, ce fut une belle fête. On prolongera le voyage en CDs et jolis songes du mois de mai !

 

Le dernier disque et le site de Pierre Lorry.

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http://www.westsinger.com

 

Et le site des NATCHEZ : http://www.natchezband.com

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RACHELLE PLAS, son harmonica, sa voix, ses musiciens : la dynamite est lâchée sur la ville !  (Blues & Soul qui tuent) posté le mercredi 25 avril 2012 18:32


 

"Fizzy", une composition originale de Rachelle Plas sur son premier album, PROFILE, qui vient de sortir officiellement le 30 mars dernier.

 

La nuit dernière, mon petit paradis logeait en l’Utopia, ce fameux bar à concerts du 14ème arrondissement de Paris. La vedette du jour s’appelait Rachelle Plas, appuyée par une guitare, une basse et une batterie de niveau international. Si vous n’avez pas encore entendu parler de cette jeune chanteuse et harmoniciste hors concours, pas d’inquiétude, car le temps approche où la Terre entière saura ce que son art veut dire : une virtuosité solaire, de l’énergie brute, de l’émotion à fleur de notes, une simplicité et une gentillesse qui restent la marque des êtres d’exception.

Ah oui, j'allais oublier : Rachelle n'a pas encore 20 ans...

 

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 J'ai peiné à capturer son regard, elle bouge constamment !... 

 

Travelling arrière. C’est évidemment Ralphy qui nous a lancés sur la piste de cette perle rare, il y a plusieurs années déjà. J’ai immédiatement entamé des recherches, mais internet a brouillé mon jeu. En  tapant « Rachelle Plas » dans les moteurs fouineurs, je tombais sur des sites affiliés à la Fédération de Judo qui mentionnait une championne de France et vice-championne du monde, en catégorie Juniors. Puis la référence suivante me dirigeait sur des vidéos dans lesquelles une petite nana torturait son harmonica devant un public esbaudi par ce soul-beat hallucinant de maîtrise technique !... J’ai vite compris qu’il s’agissait de la même personne : cette fille est une championne et une musicienne de niveau planétaire. Ben ouais, va falloir s’y faire...


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 The Rachelle Plas Band à l'Utopia, hier soir. 

 

Hier, en arrivant à l’Utopia, je gardais inconsciemment dans un coin de ma tête la longue interview qu’elle m’avait accordée pour BluesAgain au début de l’année 2009. A l’époque, notre échange m’avait amené à titrer l’article « Comme de la dynamite en robe de soirée ». Eh beh ça vaut encore pour aujourd’hui, j’affirme même que ça vaut un peu plus chaque minute qui passe… D’entrée de set, Rachelle souffle telle une furie dans son Hohner, et la salle est renversée. Antoine Dijol arrache des cris sanguins à sa Telecaster vert d’eau, et la rythmique basse-fûts concasse les abords de la route pour assurer le bonheur du peuple. Tout y passe, le blues alangui comme à Chicago, la soul épaisse du Vieux Sud, la quasi-ballade nocturne au bord du Mississippi, les bases du rock’n’roll style boîtes upperground de Memphis, soutenus toujours par une voix chaude, profonde, qui n’hésite pas à convoler vers les intonations gutturales des grandes chanteuses afro-américaines. Le style est diantrement moderne, avec du caractère, du mélange détonant, des sonorités nouvelles et de la grinta comme rarement !

 

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   Le souffle, la musique, la grande classe.  

 

Puis Rachelle Plas, c’est l’harmonica qui coule dans ses veines. Elle ne joue pas de l’instrument, elle est l’instrument. On dirait comme une seconde voix, reliée en ligne directe à son âme, à ses rêves, à son plaisir de partager l’instant. On ne parle presque plus de talent lorsqu’est atteint un tel niveau. Je penche plutôt pour l’instinct suprême. Le conseil est unanime : foncez écouter Rachelle dès qu’elle est annoncée sur une scène proche de chez vous. Sans déconner, vous ne respirerez plus jamais de la même façon après cette expérience unique. Oui, tout devient plus léger, plus frais, plus simple qu’avant…

 

Le premier album et le site internet de Rachelle :

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 http://www.rachelleplas.com

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