Accueil Date de création : 06/02/08 Dernière mise à jour : 29/01/12 18:09 / 259 articles publiés

Le Grand Monarque qui rêvait d'une fricassée de joue de cochon.  (Au plaisir d'écrire) posté le samedi 21 janvier 2012 21:08



  Darren Hayman chante "Losing my glue" pour accompagner le rêve du roi chartrain (album PRAMTOWN, 2009)  


Ils m'ont dit d'aller manger une fricassée de joue de cochon au Grand Monarque. C'était un roi des temps d'avant qui, paraît-il, dépassait d'une tête tous les chevaux de ses écuries. Il se trouvait même que parfois la gelée blanche couvrait sa perruque lorsque l'hiver haussait le ton, tant il était perdu tout là-haut dans les nuages intouchables. Il n'aimait pas chasser, ce qui s'avérait fort rare pour un roi de ces temps-là. Non, il n'aimait pas cela car ses pieds râclait le sol dès qu'il montait la jument grise, un animal gigantesque pourtant qui s'escampa bien vite, pas bête la mouche, lasse de supporter ce corps trop mou, ce cou trop long, ces gestes lâches et cet air balourd !.. Le roi prit le parti de ne plus battre les forêts. De ne plus rien battre du tout d'ailleurs. Les arbres et les hommes ne s'en portèrent ni mieux ni plus mal. On convint d'un parfait accord que le monde se nourrirait des cochons épandus par les prés et les vallons de la contrée.

 

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Chaque matin le roi se recroquevillait un peu plus dans le douillet confort d'un feu de bois et priait ses architectes de réfléchir à demain. Le palais serait auberge tissée de lumières orangées. Il buvait seulement l'eau fraîche de la rivière et fit creuser des puits auxquels s'abreuvaient ses compagnons. Mille fontaines en colère jaillirent du marbre de la ville puis un diable se plut à y injecter la mitraille des éclairs. Quand enfin toquait à la porte le temps de dresser les tables, le roi jeta sa couronne du haut des vapeurs qui lui enrobait la trognolle. Il riait tout son saoûl en admirant la place. "Oh, voyez son doux visage, c'est mon auberge des tendres fricassées de joue de cochon  !", criait-il en ameutant la plaine alentour...

Avant la fin de l'an neuf le peuple entier avait quitté les marches du domaine afin de danser entre les cascades mutines. On voulait approcher le prince, le toucher du doigt, écouter le son de sa voix descendue des sommets du ciel. Alors un murmure immense monta de toutes parts et emplit les coeurs de sourires enfantins. "Nous n'avons plus de roi, disaient-ils, le voici admis dans la cuisine des anges ! Du palais ne viendra plus la guerre ! C'est notre auberge à nous, la terre bénie des jolies cochonnailles !" Ils admirent pour toujours qu'il fallait rendre gloire au Grand Monarque. Ainsi fut fait séance tenante.

Et me voilà bienheureux sur la place, à bistourner sans fin entre les fontaines lumineuses de l'antique souverain redessiné cordon bleu...


J'ai pris cette photo l'été dernier : le restaurant du Grand Monarque, sur la place des Epars en plein centre-ville de Chartres, Eure-et-Loir.

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Une chanson de Noël en séance de rattrapage : la petite Mary lâche les rennes dans le ciel !...  (Rock'n'roll adoré) posté le jeudi 19 janvier 2012 22:35


 

Oui, ça s'écoute plutôt genre gros volume.

 

En son temps Chuck Berry s'est déjà bien amusé à nous servir ce Rudolph au nez rouge qui livre le soir de Noël une guitare électrique à la petite baby doll. Je vous offre aujourd'hui la version que Mary a enregistré en 2007 sur son album spécial fêtes de la Nativité  A politically incorrect Christmas. Vous les fidèles de Bloguito savez combien j'adule la chanteuse de Milwaukee, dont j'ai posté plusieurs morceaux au temps où je pouvais m'occuper un peu de ces pages électroniques. Mais pourquoi donc revenir sur les notes du sapin givré au coeur de janvier ? C'est tout bête : je viens de recevoir direct from Portland, Oregon, ce dernier Cd qui manquait à ma discographie de la guitariste. La pochette sent le kitsch et le budget serré mais on y comprend que le p'tit Jésus est prêt à en découdre avec la vie terrestre. Voilà qui rassure.

 

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Maintenant libre à chacun de monter le son. Papa Noël ne peut rester insensible à un appel de ce calibre. Mary est une enfant. Je le lui ai déjà répété bien des fois. Elle chante comme lorsqu'elle avait six ans, mine de rien, puis vous frappe brutalement d'une insensible et colossale descente dans les graves ! Vlan ! Mary est une barre de dynamite que j'ai découverte un matin de juillet, à Las Vegas figurez-vous, dans une avenue dormant à l'écart des brûlures du corps et des portefeuilles. Je l'ai immédiatement adoptée pour ne plus la quitter. Si certains d'entre vous se sont déjà aventurés sur la route des frères Patison, ils ont entendu sans le savoir les accords rocailleux de cette fille hors du commun sous les esbrouffades scéniques de la jeune Susie. Ouais, y'a pas de mystères dans un roman : on écrit effectivement ce que l'on ressent, ce que l'on respire, ce que l'on voit, mais on ne le voit jamais directement, on ne le voit jamais isolément, on ne le voit jamais pour la première fois. Mary était ces jours-là dans le miroir de mes souvenirs et je l'en remercie très fort.

 

http://www.marykarlzen.com

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Une guitare, dix doigts et la dose de talent qui vont avec : je vous présente Steve Reynolds.  (Dingue de guitare !) posté le jeudi 15 décembre 2011 17:09


 

Jean-Claude et Nadine m'ont fait découvrir ce disque au mois d'octobre dernier. Ils venaient de croiser Steve en plein air sur une placette de Williams, Arizona. J'ai aimé d'emblée son art sans fioritures. Je l'ai évidemment contacté. On s'est arrangé et il m'a envoyé ses deux cds. Tous les morceaux acoustiques sont joués sur une guitare Taylor "American Dream". Il électrifie parfois l'ensemble quand la tonalité tape franchement dans le country-blues acidulé et sort alors sa Gibson "Blues King". Au final cette pièce intitulée Keep It Clean #2 sent l'Amérique des grands espaces et des croisements de routes. L'album s'appelle Downriver et date de 2004. Autant dire que j'y ai trouvé une partie de mes réserves pour l'hiver...


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  http://www.stevedreynolds.com  

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"Then I Saw You" : un court métrage de Guillaume Legrand.  (Just before taking off) posté le dimanche 11 décembre 2011 13:55


Pour répondre à l'insatiable curiosité artistique de mon ami Laulau, je joins ici le court métrage tourné en Californie par Guillaume Legrand. Après une semaine passée en pointillés sur le plateau aux côtés de ce réalisateur et de son équipe, Gus et moi revenons enchantés de notre première incursion dans le monde du cinéma pour de vrai. Le gamin est très fier d'avoir donné la réplique à Manon Klein et Julien Lecannellier, deux jeunes acteurs bourrés de talent et de gentillesse. Ils ont réussi à mettre Gus en pleine confiance devant l'objectif.

 

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Julien Lecannellier (Arnaud dans le film) entre les pinceaux graciles de la maquilleuse Mildred Balut.

 

Les images s'envolent samedi prochain pour le Comté de Los Angeles où aura lieu le montage. Le retour du film définitif est programmé pour février 2012. Le titre est simple à retenir : "Le Souffle Court". Ensuite projections sur quelques festivals... Et pourquoi pas un prix à la clé... L'idéal, oui, bien sûr, l'idéal...

 

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  Manon Klein (Léa dans le film) attend le top départ des techniciens sous la pluie glacée de décembre. 

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Cette fois, ça y est : tout le monde peut courir aux trousses des frères Patison !  (Au plaisir d'écrire) posté le mercredi 21 septembre 2011 14:09


 

"Further on up the road" (... the road to Patison Brothers, of course...), le standard indémodable revisité par l'ami Fred Chapellier et son frère texan Neal Black aux guitares, le Rémois Abder Benachour à la basse, le Châlonnais Pat Machenaud à la batterie.

 

Le quotidien régional L'Union en parlait déjà dans son édition d'hier. "Sur la route des frères Patison" est donc disponible officiellement à partir d'aujourd'hui d'un bout à l'autre de la Boule. N'hésitez pas à les chercher jusque dans les recoins les plus sombres de vos nuits. Pour les avoir connus comme mes propres enfants, je peux vous affirmer que ces gars-là sont des terribles. Des teigneux. Des inoubliables. J'ai pourtant la faiblesse de les aimer.

 

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Tenez, j'irai même les défendre aux côtés de plusieurs auteurs des Editions Atria lors de la 25ème heure du Mans, un important salon du livre qui fête cette année son trente-quatrième anniversaire. Je serai présent le samedi 08 octobre toute la journée. Si l'une ou l'un d'entre vous furète dans la cité des gros moteurs et de la rillette à ce moment-là, pas d'hésitation, on se retrouve sur place pour parler en long, en large et en travers de la route tortueuse qui nous rapproche des frères Patison...

 

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http://www.editionsatria.com

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